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3948368 Gynécologie Obstétrique & Fertilité 2015 10 Pages PDF
Abstract

RésuméL’objectif de cette revue était d’évaluer les bénéfices et risques des méthodes d’induction du travail et d’évacuation utérine en cas de mort fœtale in utero au-delà de 14 semaines d’aménorrhée. Au deuxième trimestre, les données sont nombreuses mais de qualité méthodologique faible. En termes d’efficacité (délais induction-expulsion et taux d’expulsion dans les 24 heures) et de tolérance en l’absence d’antécédent de césarienne, le meilleur protocole d’induction du travail au deuxième trimestre de la grossesse semble être l’association mifépristone 200 mg par voie orale suivie 24–48 heures plus tard de l’administration vaginale de misoprotol 200 à 400 mg toutes les 4 à 6 heures. Au troisième trimestre, il existe très peu de données. Les circonstances sont semblables au déclenchement du travail sur fœtus viable. À terme ou à proximité du terme, l’oxytocine et la dinoprostone possèdent une AMM dans cette indication mais le misoprostol peut être une alternative selon le score de Bishop et aux posologies du déclenchement. En cas d’utérus cicatriciel, le risque de rupture utérine est augmenté lors d’une induction médicale du travail par les prostaglandines. Les doses minimales efficaces de misoprostol doivent être utilisées (100 à 200 μg toutes les 4 à 6 heures). La préparation cervicale préalable par l’administration de mifépristone et éventuellement par l’utilisation de laminaires semble essentielle dans cette situation.

The objective of this review was to assess benefits and harms of different management options for induction of labor and obtaining of uterine vacuity in case of fetal death beyond of 14 weeks of gestation. In second-trimester, the data are numerous but low methodological quality. In terms of efficiency (induction-expulsion time and uterine evacuation within 24 hours rate) and tolerance in the absence of antecedent of caesarean section, the best protocol for induction of labor in the second-trimester of pregnancy appears to be mifepristone 200 mg orally followed 24–48 hours later by vaginal administration of misoprostol 200 to 400 μg every 4 to 6 hours. In third-trimester, there is very little data. The circumstances are similar to induction of labor with living fetus. A term or near term, oxytocin and dinoprostone have a marketing authorization in this indication but misoprostol may be an alternative as the Bishop score and dose of induction of labor with living fetus. In case of previous caesarean section, the risk of uterine rupture is increased in case of a medical induction of labor with prostaglandins. The lowest effective doses should be used (100 to 200 μg every 4 to 6 hours). Prior cervical preparation by the administration of mifepristone and possibly the use of laminar seems essential in this situation.

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Health Sciences Medicine and Dentistry Obstetrics, Gynecology and Women's Health
Authors
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